La collection Bottega Veneta, automne-hiver 2010/11
La marque Bottega Veneta est toujours fidèle à ses traditions. Elle lance une collection qui ne décevra pas les fans de la marque.


Toutes celles qui aiment le tressage Bottega Veneta trouveront dans cette collection des gros sacs tressés, des petits sacs très féminins et des clutchs du même style.


Certains sacs sont en cuir de reptille dont la facture se marie très bien avec la structure du tressage. La forme des accessoires est plutôt traditionnelle, les designers ont misé sur les détails – grandes poches rapportées et détails décoratifs.




Quant à la gamme des couleurs, à part le noir et le marron classiques, on peut voir les couleurs magnifiques des pierres semi-précieuses.


Photos : www.style.com
Ces sacs sont ce dont on a envie aujourd’hui : sobres, grands, en cuir souple, dans une belle matière, mais avec le savoir-faire fait main qui les rend touchants, « humains », et pas juste un objet de plus dans la production de masse.
On a fini par être lassé de tous ces sacs surchargés d’ornements, cette accumulation de babioles rutilantes et cheap.
Que l’on porte l’un ou l’autre sac, le rapport à l’objet (sac) et le rapport à autrui sont différents…
Les sacs compliqués sont faits pour accrocher le regard, être vus de loin ; ils proclament « voyez un peu tous mes trésors! », comme un enfant qui montre ses jouets.
Le sac dans une belle matière s’apprécie de près, l’aspect est doux, caressant ; vu de loin il semble presque banal… vu de près, il surprend, par la richesse de sa couleur, l’émotion subtile et mystérieuse suscitée par une belle matière. Il fait plaisir à tous les sens (vue, odorat, toucher).
Le sac surchargé appelle l’attention ; il s’exhibe sur une passante, aussitôt aperçu, il disparaît… Lorsqu’on l’a suffisamment détaillé du regard…, on a rapidement envie de passer à un autre.
Le sac dans un matériau noble suscite un plaisir plus personnel, presque intime, mais qui peut aussi être partagé.